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Conseil du jour par Béhé

Angou 2006 Suggérer par mail
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Angou 2006
Angou 2eme jour

C'est toujours une fête de retrouver Angoulême… C'est la promesse de quelques jours à passer aux côtés d'amis, d'auteurs, et d'éditeurs et tout simplement d'autres amateurs de bande dessinée. À force d'y revenir plusieurs années de suite, on commence à prendre ses petites habitudes, et on finit par ne plus s'émouvoir des dix heures de train pour y arriver. Les longs moments passés à se geler dans les courants d'air de la gare Montparnasse pour attendre une éventuelle correspondance, et les frimas de janvier sont autant de "petits accrocs" qui ne ternissent plus depuis longtemps notre plaisir à séjourner dans la vieille ville Charentaise.

angou 2006
Pourtant cette année, le choc est  violent lorsqu'on découvre les très grands travaux entrepris dans la ville. Les lieux de rencontre avec les auteurs sont éparpillés à l'intérieur d'Angoulême, et on a d'autant plus de plaisir à (re)découvrir les charmes des vieux murs blancs des façades Renaissance (même si, la vague de froid historique qui s'abat sur l'Europe en ce moment amène ses basques jusqu'ici). 

La bulle Jeunes Talents qui nous héberge (pour la troisième année consécutive) a, elle aussi, changé de place (elle change de place chaque année, en fait…) La continuité dans le changement, somme toute ;)

De plus en plus d'école et d'organismes de formation de toutes sortes sont présents au sein de la bulle, et le forum accueille pléthore de conférences et d'interventions. Pas de doute, l'espace Jeunes Talents occupe une place de plus en plus importante au sein du festival, et c'est l'endroit de plus en plus d'échanges de toutes sortes.


Pour le reste, c'est la routine : quelques galères pour arriver à installer le matériel informatique (câblages facétieux, coupures de courant et de réseaux intempestives,…), les retrouvailles avec nos hôtesses et nos accréditations, les plans galères avec les navettes qui sont censées nous véhiculer de notre hôtel au festival (et l'inverse). Bref, c'est un festival qu'on retrouve avec grand plaisir et les "petits accrocs" insignifiants des navettes n'arriveront pas à nous faire oublier le plaisir de retrouver Angoulême et son atmosphère trépidante.


Premier Jour:

Comme dit plus haut, c'est avec une nostalgie non simulée qu'on retrouve, le cœur chargé de souvenirs émouvants, les navettes et leur venue hypothétique… Passé cet épineux problème de déplacement sur le salon (il faut dire que nous sommes hébergés "en banlieue", et il ne faut pas espérer rallier notre bulle en moins d'une heure et demie à pinces), nous retrouvons avec plaisir Céline Bagot et toute sa fine équipe pour nous accréditer et nous mettre à l'aise dans nos nouveaux locaux.

Et c'est parti ! Les premiers badauds arrivent, et nous commençons rapidement à présenter l'école, puis à commenter les premiers dossiers qu'on nous présente. Plus tard, Bruno Canard entame sa première intervention "Bande dessinée, écriture et schéma narratif", alors qu'au même moment, mais à un autre lieu de la ville, Nordine, pour l'AterlierBDJunior présente son intervention "Marjolaine et la BD". C'est aussi l'occasion pour chacun, à tour de rôle, de découvrir les autres bulles et les autres espaces d'exposition. On peut ainsi écouter Sfar et Fred converser autour de leur amitié et admiration respectives et terminer la journée, en point d'orgue, par la cérémonie de remise des prix dans le théâtre de la ville. Attention, il faut montrer patte blanche pour prétendre entrer… Ne sont admis que ceux, chanceux, qui sont munis d'une invitation. Cette année (Restriction budgétaire oblige ?… Débordements de l'année précédente ?…) très peu (trop peu) d'invitations sont distribuées, et c'est donc grâce à un habile subterfuge que nous arrivons, Vanya, Lionel C. et moi-même, à tromper les gardes à l'entrée et à nous immiscer dans le saint des saints… La cérémonie est finalement bien plus courte que l'année précédente (ouf !) et moins surprenante même si, certains auteurs et Gipi en tête, arrivent à émouvoir la salle.

C'est le premier jour, nous serons donc sages… et ayant retrouvé le reste du groupe qui s'était un peu désagrégé au fur et à mesure que la journée avançait, et après avoir absorbé notre couscous du soir, nous regagnons notre hôtel sans même faire un crochet significatif au bar de l'hôtel Mercure, en rigolant, le cœur empli de souvenirs émouvants…




 
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