Pour apprendre la BD

Advertisement

Newsletter

recevez les news






Conseil du jour par Béhé

Projet de Jérôme Anfré, dessinateur Suggérer par mail
Index de l'article
Projet de Jérôme Anfré, dessinateur
Page 2

ImageQu'est ce que tu as retiré de cette expérience d'apprentissage, les différentes phases... le soutien au projet?

Je pense qu’il y a différentes phases d’apprentissage (en plus j’ai changé 2 fois de projet et 1 fois de classe) et aussi différentes phases dans la réception de l’apprentissage… Au fur et à mesure on reçoit mieux la critique car on sait plus ou moins l’analyser…
Quant au soutien au projet, il est allé au-delà de mes espérances, puisque même après la fin des corrigés et mon départ de l’atelier, il y a eu un suivi du projet, avec des suggestions d’éditeurs, des courriers de recommandation…et toujours des réponses en cas de doutes…

ImageQuels ont été les moments les plus surprenants ou les plus intenses?

? Un moment assez réjouissant est justement le moment où j’avais proposé le projet de bande dessinée sans trop y croire alors qu’il a éveillé un certain enthousiasme chez les membres de l’atelier… C’est la première chose qui m’a poussé à travailler sur ce projet pour le rendre éditable…

A l'inverse, quelles ont été tes difficultés? Y a-t-il eu des découragements?

Il y a eu une certaine période de stagnation sur le découpage des premières planches, avec beaucoup de retours entre moi et les correcteurs… J’avais du mal à intégrer les principes de rythmes, d’angles de vue… Alors j’ai beaucoup tâtonné, ce qui n’a pas arrangé les choses vu que l’énergie nécessaire à ce travail faiblissait au fur et à mesure…
C’est d’ailleurs là que j’ai laissé le projet de bande dessinée en suspens pour intégrer la clase prépa afin de préparer le concours pour les arts déco de Strasbourg. Ceci afin d’acquérir plus de légitimité d’un point de vue artistique et pour intégrer un autre milieu alors que je suivais des études scientifiques…
Enfin, tout ça était assez flou, de même que les raisons pour lesquelles je n’ai pas présenté le concours, finalement… sûrement ai-je eu tort mais en tout les cas après ça j’ai entrepris de finaliser le projet et ça s’acheminait doucement vers le dossier de présentation aux éditeurs…

ImageAs-tu rencontré ton éditeur ou as-tu tout fait par courrier?

Par courrier postal et internet et par téléphone…

Un mot sur les évaluations semestrielles?

C’est toujours intéressant d’avoir des points de repères au cours de l’enseignement… ça permet de voir où on en est, de se réorienter quand on patine un peu… Après pour ce qui est de l’entretien téléphonique proprement dit, je me suis rendu compte un peu tard que je fais un effet désastreux sur mes interlocuteurs au téléphone… je n’arrivais pas vraiment à formuler une pensée claire, je crois que je donnais l’impression de ne pas être assez concerné etc… Mais bon, d’un côté je ressasse ça mais c’est quand même sympa d’entendre ceux qu’habituellement on lit.

ImageDans quel état d'âme travailles-tu actuellement? Comment travailles-tu avec Vincent Henry ton éditeur?

Pour l’instant l’état d’âme est assez serein, même si c’est un peu un travail en ermite et que je n’ai pas d’indépendance financière… Mais le projet (l’album devrais-je dire ?) avance bien et j’ai beaucoup de retours de la part de Vincent Henry, ce qui dénote un net intérêt pour ce travail, ce qui est toujours encourageant.
Le travail avec Vincent Henry est assez libre : j’avais établi au préalable le descriptif des séquences de l’album mais pas de découpage global du bouquin… Et j’avance en faisant des bouts de découpage en rough… Je scanne ensuite les roughs pour les montrer à Vincent Henry qui me donne son avis sur ceux-ci… J’intègre ainsi ses suggestions dans les pages finalisées-encrées… Pages finalisées que je lui montre aussi au cas où il aurait encore quelques remarques (il ne s’agit pas de « corriger » les pages en fonction des remarques mais de voir comment les pages sont reçues et donc de les faire évoluer si ce qu’elles sont censées raconter n’est pas bien compris)… C’est un peu artisanal comme procédé mais j’aurais eu du mal à préparer tout un découpage à l’avance (d’autant plus qu’entre le dossier de présentation et le contrat, l’album a « changé » de format et de pagination)…
Je pense que cette façon d’évoluer permet de garder une certaine énergie tout en gardant des exigences de lisibilité…

ImageQuelque chose à ajouter?

Encore un grand merci à toi et à l’atelierBD, notamment aux auteurs qui se sont le plus penchés sur mon cas, soit Erwann Surcouf, Fred Pontarolo… Et puis peut-être à bientôt quand le livre sera publié…

Interview recueillie par
Joseph Béhé
le 15/01/2005

commentaire(s)

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent écrire des commentaires.
Veuillez vous identifier ou vous enregistrer.

Powered by AkoComment 2.0!



 
Suivant >