| Laurent Galandon, scénariste |
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Voici une interview où il nous raconte son parcours... Peux-tu te présenter en quelques mots?J'ai 35 ans et je vis en Ardèche. J'ai toujours été passionné par tout ce qui pouvait se faire en matière d'"image".J'ai donc été photographe professionnel puis directeur d'une salle de cinéma Art et Essai. C'est durant cette période que j'ai commencé à lancer mes premières histoires sur le papier. Mon "conditionnement professionnel" a fait que lorsque j'écrivais, automatiquement cela se traduisait en image dans ma tête. Pas encore en strip ou en case, il s'agissait davantage de clichés, comme dans la photographie séquencielle. Parles nous de tes préférences cinématographiquesJe ne peux pas dire que j'aie des préférences. Je peux prendre du plaisir devant un film intimiste tourné en DV autant que devant une grosse production américaine.Disons que l'important pour moi est que le réalisateur aime ses personnages et qu'il les fasse exister autrement que comme simple prétexte à son propos. Et qu'il prenne soins de l'image. Ceci dit quelques films sont dans mon panthéon personnel comme La Nuit du chasseur de Charles Laughton ou Sailor et Lula de Davd Lynch dans un "genre" très différent.... Et en BD, tu lisais quoi, tu aimais quoi?Si enfant j'ai lu une grande partie des "classiques" (Tintin, Astérix, Gaston Lagaffe etc.), je suis venu assez tard à la BD, vers 20/22 ans je pense. Je dévorai alors un peu tout ce que je trouvais pourvu que cela soit dans un "style" réaliste ou semi-réaliste. Avec le temps et l'âge, mes goûts se sont affinés.Aujourd'hui je suis plutôt tourné vers des histoires réalistes dans des univers contemporains ; même si je crois rester trés ecléctique dans mes choix de lecture. J'adhére autant à Ibicus (Rabaté) qu'au Cycle de Cyan (Bourgeon) ou à la serie (géniale) Juluis Corentin Acquefacque (Mathieu) qu'au Sursis de Gibrat. Comment en es-tu arrivé à devenir étudiant à l'AtelierBD?Trés vite j'ai ressenti la besoin d'un accompagnement. Mon boulot me permettait de rencontrer régulièrement des scénaristes de cinéma. Mais l'écriture cinématographique et l'écriture de scénario BD présentent de nombreuses différences (il n'y pas d'inter case au ciné !) Je suis donc parti à la recherche d'une "école" en surfant sur le web. Et j'ai trouvé l'AtelierBD, dont la formule (à distance) me convenait parfaitement.Je crois que je devais être le seul étudiant exclusivement scénario à l'époque et j'ai eu la chance de bosser avec Jean-David Morvan. Par quoi as-tu été surpris?D'abord les côtés sympathique et modeste de Jean-David Morvan m'ont beaucoup aidé. Je n'avais pas envie d'un accompagnement mentor/élève. J'attendais des conseils, des avis et de la méthode. Pas des recettes. Et puis, même si j'ai peu participé à la vie de l'atelier, il est vraiment intéressant d'entendre et de voir des personnes évoluer dans une même passion.Le cas échéant, un coup de blues? un enthousiasme particulier lors de cette formation?Peut être une petite réserve. Le rythme entre chaque rendu/"correction" était un peu long au regard de mon propre rythme travail. Je crois même me souvenir que Jospeh avait plus ou moins modifé le déroulant pédagogique parce que je "produisais" trop...Avec un peu de recul je crois que c'est du à ma méthode de travail. J'écris trés peu au début. J'attends que l'histoire se mette en place dans ma tête. Lorsqu'elle l'est, j'écris alors assez rapidement le scénario, sur lequel je reviens ensuite par touches successives. Or comme l'exercice sur lequel je travaillais à l'AtelierBD était l'adaptation d'un roman, l'histoire était déjà là ! As-tu rencontré tes interlocuteurs en vrai?Oui. Hervé Richez et Olivier Sulpice nous ont invités à la maison d'édition, Bamboo. Cela a été d'abord l'occasion de renconter de visu Arno, le dessinateur. Nous n'avions alors échanger que par mails, téléphone et MSN. Et nous avons pu discuter du scénario du premier tome.Arno avait déjà réalisé tout le story board complet du tome 1 à partir de mon découpage, et des grandes lignes du second. Enfin, un moment trés sympathique et instructif ! Et ceux de l'AtelierBD, c'était à dans le "malstrom" d'Angoulême...En fait, hélàs, je n'ai pas rencontré mes collègues de l'AtelierBD. Lorsque je suis allé à Angoulême, je ne suis pas resté longtemps et j'avais alors un projet sous le bras (abandonné suite à ce passage au festival d'ailleurs !). J'ai donc davantage piétiner pour rencontrer les éditeurs que passer de temps à rencontrer les étudiants de l'AtelierBD. Avec le recul, je le regrette... je crois que j'aurais appris davantage avec eux qu'avec les éditeurs... Ceux-ci n'ont pas le temps de se pencher sur le scénario durant le festival. Seul le dessin compte à ce moment.Comment as-tu rencontré ton dessinateur?jeune dessinateur dont il avait du refuser le projet à cause du scénario. J'ai donc pris contact avec le dessinateur, Arno, dont le dessin (superbe) correspondait parfaitement à ce que j'avais imaginé pour cette histoire. Le courant est bien passé entre nous. Après quelques planches d'essai, nous avons signé ! Sans trop nous en dévoiler, peux-tu nous dire deux mots du projet signé?Ce sera un diptyque qui sortira dans la collection Angle de Vue, intitulé "L'envolée sauvage : T1 : la Dame blanche". Il s'agit de l'histoire d'un jeune garçon orphelin et juif, passionné par les oiseaux, pendant la seconde guerre mondial... Je n'en dis pasdavantage, non pas que je veuille rester secret mais j'ai toujours un mal fou à raconter mes histoires en quelques lignes... d'ou des grosses difficultés à rédiger les fameux pitch... mais j'y travaille encore et encore. Comment vois-tu la suite de l'aventure, dans l'édition BD? dans le scénario de cinéma?Donc dans un premier temps, je vais essayer de "placer d'autres histoires" dans le petit monde de la bande dessinée. Le scénario cinéma ? Pourquoi pas plus tard, je ne sais pas. Mais je suis encore un débutant. J'ai encore beaucoup de choses à apprendre !
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