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Bonjour Nathalie,
Tout d'abord une remarque sur l'ensemble, nous entrerons dans les détails plus bas.
Le récit est bien structuré, tu fais bien monter le suspens sur le capitaine, ce qui fait que son arrivée est bien mise en valeur.
Le fait de dire qu'il tire parfois dans le mauvais sens (mauvais exemple sur lui) mais qui les as sauvés (bon exemple sur lui) fait qu'on se demande quel genre de personnage c'est. Et comme notre curiosité est titillée, on a hâte d'en savoir plus.
C'est bien écrit, je "vois" déjà les images dans ma tête quand je lis.
Parlons d'abord de ce que tu as écrit :
Je trouve que des images comme la 2 et la 5 pourraient être découpées en 2 images chacune, en effet il se dit beaucoup de choses, et si tu veux insister sur les expressions des personnages qui parlent, tu es obligée de te rapprocher d'eux... Ce qui fait que tu ne peux pas les voir tous dans la même case sous peine d'avoir une case surchargée.
Pour ce qui est de l'image 10, je crois qu'il va être difficile de montrer graphiquement à la fois un type heureux en train de regarder dans ses jumelles, et en même temps ce qu'il voit dans ses jumelles. Et comme en plus c'est le moment de présentation" du capitaine Bossard", je pense que tu peux plus insister dessus. Finalement, avoir d'abord le mec qui est content de voir quelque chose dans ses jumelles. On ne sait pas encore quoi, il peut dire un mot du genre : "hourrah".
Puis dans une deuxième case, voir ce qu'il voit dans ses jumelles. Et alors seulement il dit en texte off (c'est le terme que j'emploie quand je mets le texte d'un personnage qui est hors-champ (hors-champ, c'est le terme que j'emploie quand un personne fait une action en dehors de l'image, c'est à dire de ce qui est dessiné)); il peut donc dire en texte off : "regardez, le voilà !!!"
Et maintenant passons à ce que tu n'as pas écrit :
Dans un premier temps, j'ai cherché partout de quelle guerre il pouvait bien s'agir... Mais je n'ai pas trouvé. Comme je suis un passionné de la première guerre mondiale, j'ai vu les personnages dans des costumes de Bonhommes (c'est comme ça que les soldats s'appelaient entre eux... Seuls les gens de l'arrière les appelaient des Poilus, et ils n'aimaient donc pas ce terme). Ça peut ne pas te sembler important de définir la guerre à ce stade, mais ce qui est bien quand on écrit un récit "historique", c'est de trouver des anecdotes spécifiques et que les gens ne connaissent pas (voir le petit mot sur les Bonhommes et les Poilus). Mais pour ça, il faut le savoir à l'avance, lire des livres, voir des films, visionner des CD ROMS (etc...) sur la période pour se mettre bien dans le bain. Puis on laisse reposer la doc accumulée dans un coin de sa tête, et quand on se met à écrire quelques jours plus tard, on est dans le bain et les choses qui nous ont le plus marquées reviennent.

Pour parler de TON texte, je dirai que le langage employé par les persos est le même qu'aujourd'hui, ce qui est dommage parce tu pourrais glisser dedans des expressions d'époque (vu qu'il y est question d'un cheval, je me dis que ce n'est pas une guerre contemporaine) dans tes dialogues pour les rendre plus vivants.
Ensuite, un petit truc me gène, même si c'est bien amené dans ton script... Je dis ça parce que j'ai fait mon service militaire ;)
En effet, le général est un type rigide, et ses soldats le connaissent bien (un type dit à Bossard qu'il s'habituera. Mais alors, forts de cette connaissance du type, je ne crois pas qu'ils lui demanderaient en le voyant s'il à ramené à boire. Ça, c'est ce qu'on demande à un copain. Devant l'arrivée d'un général, on se met au garde-à-vous en lâchant ses cartes et ses jumelles... Surtout si c'est une peau de vache.
De plus, un général ne se déplace jamais seul, il a au moins une ordonnance et un petit groupe de soldats pour le protéger.
De plus, un général ne vient pas voir les soldats personnellement sur le front pour leur annoncer le repli. Car en cas de coup dur, la mort d'un général est plus préjudiciable que la mort d'un soldat. C'est rare les gens qui ont le sens tactique, ça ne se remplace pas si facilement. Eh oui, les armées protègent les élites, on peut se dire que c'est dégueulasse, que la vie de chacun est aussi précieuse... N'empêche que la mort d'un bon général peut entraîner la mort de beaucoup plus de soldats ensuite !!!
Et pour finir sur un truc de mise en scène :
L'arrivée du capitaine pourrait être bien plus spectaculaire !! En effet, après que le gus l'ait vu approcher dans ses jumelles, les ennemis dans le dos du capitaine pourraient ouvrir le feu sur lui. Le capitaine est donc obligé de slalomer, ça pète partout autour de lui. Ses potes dans les tranchées tirent aussi pour le couvrir (ils laissent donc cartes et jumelles pour prendre leurs fusils), et ils ne le récupèrent que d'extrême justesse.
UN, ça donne de l'action et donc du rythme à ton récit (je ne sais d'ailleurs pas combien de pages tu veux en faire), ce qui n'est pas désagréable pour le lecteur, surtout quand il lit une histoire de guerre, pas vrai ?
DEUX, ça donnera plus de force à l'argument du général qui lui demande d'aller rechercher son cheval. Parce que là, le lecteur sait à quel point c'est suicidaire, et donc à quel point le général est un con.
Pour finir sur le général et les rapports avec le capitaine, afin de bien les tendre tout en les crédibilisant : Quadn le déluge de feu qui suit le capitaine débute, le général peut avoir peur, alors il se jette au sol dans la boue ! Quand Bossard arrive de justesse, plein d'adrénaline il se moque de ce type un peu lâche et mains sur la tête qui a sauté dans une flaque de boue. Puis ledit type se relève et Bossard voit que c'est un général (la gaffe). Ce dernier est donc vexé et va user de son pouvoir pour enfoncer Bossard. Il trouve n'importe quel prétexte à la con, ce qui le définit bien.
Si tu fais une histoire longue, cela pose déjà leurs relations, et on se dit que le pauvre Bossard n'a pas fini d'en chier.
Voilà ce que je dis de ton boulot, j'espère que cela te sera utile. Ah, je tiens à préciser que les exemples de scènes que je donne (course sous les balles, général dans la boue etc...) ne sont qu'indicatives et qu'elles en font que souligner ce qui me semble pouvoir être amélioré (ce qui est le but d'une correction après tout...).
Donc ne fais forcément pas littéralement ce que j'ai dit, mais trouve ton propre moyen de donner plus de rythme et de tendre pour une raison précise les relations entre les deux persos principaux.
Trouve aussi un moyen de bien amener le général et ce sera parfait : Tu auras à la fois présenté un personnage, son ennemi et le monde dans lequel il évolue !! Travaille bien !!
JDavid
Pour toute l'équipe.
(C'est à dire "Jean David MORVAN")
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1. Ecrit par didier le 09-05-2007 J'ai beaucoup aime l'histoire mais il est vrai qu'un general dans les tranches sa sonne faut. Parcontre la retraite c'est tres bon mais il faut changer le contexte, les soldats sont demotives, ils n'y croient plus du tout, ils pensent meme qu'ils vont probablement y passer peu etre le soir meme. Et lorsqu'il parle de leur commandant Brossard, ils ont du respect pour lui mais il le croive vraiment mort. Et le gars qui demande pour lui doit leur annoncer que des rumeurs circulenmt sur le faite que tout est perdu. Le coup de le voir arrive au milieu des balles serait encore renforce si l'un des protagoniste se prend une balle entre les deux yeux, on renforce la desperance. et brossard par son acte de bravour redonne un espoir, est ne un heros boueux, mais un heros tout de meme, sauve qui peut!!! |
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