Pour apprendre la BD

Advertisement

Newsletter

recevez les news






Conseil du jour par Béhé

Riad SATTOUF
21-09-2007

Image Après avoir accueilli des auteur tels que Bilal, Satrapi ou encore  Schuiten et Peeters

LES BULLES DE CINE  N° 6 DONNE CARTE BLANCHE A RIAD SATTOUF Le VENDREDI 28 SEPTEMBRE AU CINEMA STAR

En présence de Riad SATTOUF, l'auteur de Pascal Brutal et Retour au collèges 

 

16h : Forum / Dédicace Fnac Strasbourg

20h : SPINAL TAP de Robert Reiner

USA - 1984 - 1h22 - VOST - avec Rob Reiner, Michael McKean, Christopher Guest...

Le groupe de hard-rock britannique Spinal Tap fait fureur. Les trois jeunes musiciens fougueux de cette bruyante formation rendent les filles folles et font salle comble à chaque concert. Le reporter Marty DiBergi, qui les a découverts et lancés, prend sa caméra et décide de filmer leur tournée. Une tournée pas comme les autres...

21h30 : rencontre avec Riad Sattouf autour des deux films

22h : MAD MAX 2 - le défi de George Miller

Australie - 1981 - 1h37 - VF - avec Mel Gibson, Bruce Spence, Vernon Welles

Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et la violence règne sur le monde. Max, un ancien de la sécurité routière, se porte aux secours d'une communauté de fuyards aux prises avec des pirates de la route. La bataille se concentre autour d'une citerne de raffinerie.

 

Plus d'informations sur le site du STAR

www.cinema-star.com

 

 
suivi de projet (4 modules)
14-09-2007

Suivi de projet 

 

Ce module de par sa difficulté et son ambition est uniquement accessibles aux personnes ayant validé au moins un module dans chacune des thématiques suivantes : dessin, scénario, croquis, personnages, découpages, couleurs, mises en scènes, perspectives.

Ce module est aussi accessible aux personnes uniquement scénariste à condition d’avoir validé 4 modules scénario.

En 12  étapes soit 4 modules
Une fois accompli la validation des modules et avoir affermi son système de représentation graphique, il est possible de se lancer dans un projet.
Pour cela nous avons défini un certain nombre d’étapes qui permettront de monter au final un dossier complet.

Premier Module : Quelle histoire et comment la raconter

Dans cette première partie il s’agit de mettre en place l’histoire , les personnages et de faire des choix de narration
L’histoire
Les personnages
Stratégie narrative

Second module : L’organisation

Une fois que nous avons les éléments constitutifs, il faut organiser tout cela, mettre en place le rythme, avoir un récit équilibré.
Le déroulement
Essai de pagination
Le pitch et la note d'intention

Troisième module : la présentation

Une que tout en place se posent les problèmes la présentation à un éventuel éditeur en lui donnant tous les éléments susceptibles de l’aider à se faire une idée juste de votre projet, de votre capacité à le mener à son terme et bien sur lui donner envie de faire le livre
Il faudra pour cela dessiner une scène, rédiger une note d’intention et un synopsys, c’est élément

La scène d’accroche 1/2

Synopsis + pitch

La scène d’accroche 2/2


 

Quatrième Module : La finalisation

Dans cette partie, nous allons revenir sur l’ensemble des éléments qui ne fonctionnaient pas forcément comme ils auraient du et éventuellement tenter d’améliorer ce qui fonctionnaient déjà.
Finalisation du projet trois fois.

 

Ces sujets s'accompagnent d'exercice bimensuel commun à toute l'école.

 

A votre inscription vous obtenez un login et un mot de passe qui vous permet l’accès à un espace réservé.

Dans cet espace :

  • Vous pouvez visualiser les travaux en cours, les commentaires fait par les auteurs - intervenants sur ces travaux,
  • Vous avez la possibilité de faire aussi vos propres commentaires
  • Vous accédez à un espace « galerie » qui vous permet de montrer vos recherches, vos travaux libres, ce que vous faites en dehors des exercices obligatoire.
  • Vous accédez au forum des étudiants dans lequel vous pouvez discuter technique, tuyaux, critiques et projets communs…
  • Vous accédez aux archives du site : interviews, pas à pas, analyses d’albums,…

 

 
Concours Angoulême 2008
11-09-2007

35e Festival International de la Bande Dessinée

24 - 25 - 26 - 27  janvier 2008

Règlement du Prix “Jeunes Talents”

• parrainé par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative •
Image 

Art.1 : Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême situé : 71 rue Hergé – 16000 Angoulême - organise un concours international intitulé Prix “Jeunes Talents” débutant le 02 avril 2007 et dont la date limite de participation est fixée au 23 novembre 2007, cachet de la poste faisant foi.

Art. 2 : Ce concours est gratuit, ouvert aux créateurs de bande dessinée, âgés de 17 ans au moins et n’ayant jamais été édités. Les lauréats du Prix “Jeunes Talents” des années antérieures ne peuvent
participer au concours.
Art. 3 : Les participants doivent envoyer, comme précisé ci-après, une bande dessinée présentant une histoire complète avec titre, d’expression française, en une, deux ou trois planches originales maximum (les sorties imprimante sont considérées comme original), en noir et blanc ou en couleurs. Le thème est libre, tous les styles et tous les genres sont autorisés, sous réserve du respect de l’ordre public et des bonnes mœurs.

Art. 4 : Le format du support-papier est obligatoirement un format A3 (29,7 x 42 cm maximum), à la française (format vertical). L’envoi des planches devra être accompagné d’un curriculum vitae et des photocopies des travaux antérieurs, le tout obligatoirement rassemblé dans un dossier type press-book, carnet, porte-folio, etc... L’ensemble doit être impérativement expédié à plat (et non en rouleau) par voie postale uniquement  au plus tard le 23 novembre 2007, tout autre mode de participation est exclu. Le nom, le prénom,  l’adresse et le numéro de téléphone du participant doivent figurer au dos de chaque planche. Les envois sont à effectuer à l’adresse suivante :
 
Festival International de la Bande Dessinée
Prix “Jeunes Talents”
71, rue Hergé
16 000 ANGOULEME
 
Art. 5 : Il ne sera pas accusé réception des travaux et il ne pourra être répondu à aucun courrier
relatif au concours.
Art. 6 : Le Jury, composé de professionnels de la Bande Dessinée sélectionnera les 20 meilleures
bandes dessinées qui feront l’objet d’une exposition intitulée “Jeunes Talents”.  Ce jury élira trois
lauréats, le meilleur se verra remettre le prix “Jeunes Talents”, l’un des prix officiels du Festival
international de la bande dessinée.
Seuls les 10 premiers sélectionnés seront invités du jeudi 24 janvier 2008 au dimanche 27 janvier
2008 à Angoulême (hébergement et transport pris en charge par le Festival international de la bande dessinée, sans exigence de la part des sélectionnés).   
 
Art. 7 : Le “Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative” partenaire du concours,
attribuera une bourse de 2000 euros au premier lauréat du Prix “Jeunes Talents” et une bourse de
1500 euros aux deuxième et troisième gagnants du concours. Le montant des bourses sera réglé
avant le 31 décembre 2008 par le Festival international de la bande dessinée.
Art. 8 :  Les planches des trois lauréats deviendront propriétés du Festival International de la Bande
Dessinée. Les planches des sélectionnés seront retournées aux dessinateurs courant 2009 (à l’adresse mentionnée lors de l’envoi) par le Festival sous réserve d’itinérance de l’exposition. Les planches des dessinateurs n’ayant pas été sélectionnées ne pourront être retournées  avant avril
2008. L’organisateur ne pourra être tenu pour responsable en cas de perte, détérioration ou vol de
planches.
Art. 9 : Le Festival se réserve la possibilité d’écourter, de prolonger, de modifier ou d’annuler le
présent concours si les circonstances l’exigent ou en cas de force majeure. Sa responsabilité ne serait être engagée de ce fait. Art. 10 : Le Festival ne pourra utiliser ultérieurement les travaux des participants remis en vue du concours (publications ...) qu’en vertu d’une autorisation de diffusion et d’utilisation d’une œuvre en bonne et due forme délimitant les droits et obligations de chaque partie, notamment au regard de la rémunération et de la portée de la cession des droits patrimoniaux, et dans le respect du droit moral des auteurs.
Art. 11 : Le simple fait de participer implique l’acceptation, sous toutes ses formes et sans aucune
restriction du présent règlement. Le présent règlement est déposé en l’étude de la SCP Zerdoun,
Deenen-Laurain huissiers de justice à Angoulême.
Le règlement est disponible gratuitement sur simple demande écrite auprès du Festival International  de la Bande Dessinée ou sur www.bdangouleme.com
 
 
 
Festival International de la Bande Dessinée
Prix “Jeunes Talents”
71 rue Hergé
16 000 ANGOULEME

 
AtelierBD : école de bande dessinée
09-09-2007
Image  AtelierBD est avant tout un lieu de formation à la bande dessinée Vous y apprendrez le dessin et le scénario de Bande Dessinée et, plus globalement, l'image narrative et séquentielle. C'est un outil de travail, mais c'est aussi un espace d'échange et d'information.
Lire la suite...
 
dessin
22-08-2007

Module dessin

Chaque sujet que vous réaliserez sera commenté par un auteur professionnel.

vous avez un délai de quatre mois pour réalisez les trois sujets.

Les commentaires vous parviendront entre cinq et dix jours après l'envoi de votre réalisation 

Il vaut mieux attendre d'avoir le commentaire d'un sujet avant d'envoyer le suivant,

 

Image Avec votre premier Module vous recevrez les quatre premiers titres des cahiers de l'image narrative : La rough, le carnets de voyages, personnage et le scénario. 

Sujet 1
Les arbres
Voici un petit sujet sur la représentation des végéteaux...
Il est tout simple:
Il s'agit d'apprendre à dessiner des arbres...

Sujet 2
Space Bricolage
Prenez un objet manufacturé assez simple et si possible avec des angles, des arêtes et "en volume"....

Sujet 3

realist or not realist
Imaginez une scène sur le thème:"MARCHANDAGE DANS UN MAGASIN INSOLITE"

 

Ces sujets s'accompagnent d'exercice bimensuel commun à toute l'école.

 

A votre inscription vous obtenez un login et un mot de passe qui vous permet l’accès à un espace réservé.

Dans cet espace :

  • Vous pouvez visualiser les travaux en cours, les commentaires fait par les auteurs - intervenants sur ces travaux,
  • Vous avez la possibilité de faire aussi vos propres commentaires
  • Vous accédez à un espace « galerie » qui vous permet de montrer vos recherches, vos travaux libres, ce que vous faites en dehors des exercices obligatoire.
  • Vous accédez au forum des étudiants dans lequel vous pouvez discuter technique, tuyaux, critiques et projets communs…
  • Vous accédez aux archives du site : interviews, pas à pas, analyses d’albums,…

 

 

 
Persepolis 4/4
12-07-2007

À l’occasion de la manifestation « Bulle de ciné » organisée par le cinéma Star et la Fnac Strasbourg, rencontre avec Marjane Satrapi (co-réalisatrice -avec Vincent Paronnaud- du film « Persepolis » tiré de sa BD parue aux éditions L’Association) et avec Stéphane Roche (monteur et chef compositing).
Image Ils parlent du film « Persepolis » en réagissant à quatre moments que je leur cite : la 7ème, 42ème, 70ème et 91ème minute.

Entretien réalisé par Jenny Ulrich (radio RBS,  91.9 FM à Strasbourg).

La 91 éme minute est en libre accès.
La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner

   

 

à la 7ème minute

 

La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner

 

 

à la 42ème minute


La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner

 

à la 70ème minute


La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner

 

à la 91ème minute


À la 91ème minute, je suis tombée sur le générique : « Avec le soutien de la Région Ile de France »…

Marjane Satrapi : Alors, « Soutien de la Région Ile de France »… Oui : non seulement la Région Ile de France nous a soutenu, mais ils nous ont donné en plus pas mal d’argent, ce qui est rare pour un dessin animé. Ce qu’on peut dire c’est que sur la fabrication de ce film, sur le budget qui a été monté réellement, on a eu des gens qui se sont beaucoup enthousiasmés et qui se sont donné au travail ! Il y a des gens comme Catherine Deneuve ou Chiara Mastroianni -bon, le film, il a un budget conséquent : c’est un peu plus de six millions d’euros, mais quand vous imaginez que vous avez 90 personnes à payer tous les mois, avec les charges sociales, vous vous rendez compte que c’est pas grand-chose… Et en fait, des gens comme Catherine Deneuve ou Chiara Mastroianni, les rôles qu’ils ont joué c’était vraiment pour une somme dérisoire, mais ils l’ont fait parce qu’ils ont cru au projet. De même que, par exemple, quelqu’un comme Gena Rowlands -c’est la seule personne que je peux citer du casting américain, sinon, il faut qu’on les garde secrets- elle fait le rôle pour 10 000 dollars ! Vous vous imaginez bien que pour quelqu’un comme Gena Rowlands, 10 000 dollars, c’est ce qu’elle claque en un jour. Mais elle le fais parce que le projet l’intéresse. Donc « Ile de France », pour moi, ça va dans le même truc. C’est comme tout ces gens-là qui nous ont fait confiance et qui nous ont donné de l’argent et qui nous ont soutenu. Et dans ce soutien, aussi, il faut que je rende un très grand hommage aux Américains : leur côté enthousiaste –parce que les Américains, ils ont plein de trucs pourris, mais ils n’ont pas que des trucs pourris. Leur côté enthousiaste, c’était ça : il y a deux ans ils se sont intéressés au projet, ils nous ont donné de l’argent, un million de dollars, sur sept minutes d’animation pas complètement finie. Ils nous ont donné vraiment beaucoup d’élan pour faire ce projet. Par exemple, comme co-productrice on a eu Kathleen Kennedy, qui est la co-productrice de Spielberg. Il y a une année de ça, je l’ai rencontrée à Los Angeles et elle faisait plein de trucs. Je lui ai dit « Kathleen, mais comment on peut faire pour te remercier ? » et elle a dit « faites un bon film et c’est comme ça que vous me remercierez ». Avoir, comme ça, de l’amour pour de l’art, eh bien, quand on voit des gens qui ont beaucoup d’argent, qui ont fait beaucoup de choses et que ça c’est possible ! Eh bien, ça donne beaucoup d’espoir dans le monde !

Stéphane Roche : Alors, « Région Ile de France ». Donc en même temps vous êtes tombée aussi sur la musique du générique de fin, qui est la musique d’Olivier Bernet, qui a fait un travail remarquable, tout le long. En adaptant des influences de musique Iranienne, mais pas seulement, puisqu’on passe aussi par « Eye of the tiger » par exemple, donc des influences Américaines. Il y a même de la techno à un moment. Il y aussi, de la musique des années 80, tout ça…

Marjane Satrapi : Oui, il s’est beaucoup influencé de Strauss aussi, par exemple, parce que c’est quelqu’un qui a une bonne culture musicale.

Stéphane Roche : Et donc, cette musique correspond, c’est une reprise de la musique quand l’oncle Anouche raconte à la petite Marji dans son lit, son parcours et son épopée. Cette musique est la même, on la reprise pour le générique de fin.

Marjane Satrapi : Sur cette musique, il faut que je dise aussi autre chose, c’est que Olivier Bernet, comme Vincent Paronnaud et moi, il vient également d’un circuit indépendant. C’est un type, évidemment, il fait de la très bonne musique pour pouvoir passer à la Star Académy et des conneries comme ça. Là, il avait la possibilité et il nous a fourni trois ou quatre fois plus de musique que ce qu’on avait réellement besoin. Et la musique était tellement bien que le montage des séquences, on l’a fait sur sa musique à lui. Parce que la musique c’est vraiment le cinquième personnage du film. Et ce qui a été merveilleux avec lui, c’est que moi, je voulais tout, mais pas de world music -cette musique, là, qui appartient à des autres gens… Pour moi, c’est la musique des Tiers-mondistes : il y a la bonne musique pour les occidentaux, puis après il y a le « world music ». Le « world » on ne sait pas où est-ce qu’il s’arrête. La musique d’Ushuaia. On ne voulait pas de musique de gel douche et de déodorant. Nous voulions une musique qui ait du caractère, mais qui ne fasse pas n’importe quoi -là où ils mettent un peu de tam-tam, comme ça ! Et il nous a fait une musique extraordinaire. Moi, j’entends de la musique Iranienne, mais en même temps, on s’en fout : c’est de la très bonne musique ! Et sur cette musique, en fait, l’oncle Anouche il dit : « si je te raconte tout ça, c’est pour que tu n’oublies rien ». Parce que la mémoire doit se garder. Et je pense que tout ce film, est aussi basé sur ça. Il ne faut certainement, certainement pas oublier, mais il faut savoir pardonner. Et je peux dire ça aujourd’hui parce que ça fait très longtemps que je vis dans un pays où il y a la paix et la prospérité. Donc, évidemment, moi je peux m’offrir le luxe de la civilisation et ne pas avoir des propos violents. Mais ça ne sert à rien, en fait. Et cette musique, ça prouve aussi que je n’ai rien oublié.

Est-ce que vous aimeriez ajouter quelque chose l’un et l’autre, l’un ou l’autre, sur le film ?

Stéphane Roche : C’est la première fois que je travaille sur un long métrage. Ça a été deux ans de gros travail, de passion et d’émotion aussi. Donc c’est une vraie chance et je veux remercier Marjane et Vincent.

Marjane Satrapi : Et moi, je peux vous dire que si on n’avait pas eu quelqu’un comme Stéphane, qui est d’un altruisme ! On dirait le Christ, Stéphane. C’est incroyable, ce don de lui ! À plusieurs moments, avec Vincent, on se disait « mais un jour il va nous envoyer chier, parce qu’on lui demande tellement de trucs ». Mais jusqu’au bout il est resté avec le grand sourire et à chaque fois qu’il a fait des trucs, il a dit « mais moi, ça ne me dérange pas parce que ça tire le film vers le haut ». C’est très impressionnant de voir des gens qui aiment l’art autant que nous on l’aime. Et sans Stéphane, on n’aurait pas fini ce film. Et on n’aurait pas eu un film aussi beau. C’est quelqu’un qui est très impressionnant : vous savez, au cinéma, vous avez 24 images par secondes et il peut regarder et dire « c’est à deux images près ». Je ne sais pas comment il le voit, mais il le voit!

 
Festival de Colomiers 2006/2007
06-06-2007

Voici les planches de l'édition du festival 2006 de Colomiers, elles sont commentées par différents intervenants Laurent SIEFER, Sylvain-MOIZIE, Frédéric Pontarolo, Bruno Canard et Mickael Allouche.

Les Lauréats de ce concours sont :

Dans la catégorie 13-17 ans : Aurélien Cantou, Clément Vuillier et Romain Pujol

Dans la Catégorie 18 et plus : Florian Moreau, Frédéric Langout et Samuel ROUX 

 

Le concours 2007 vous demande d'adapter le texte de la chanson de Claude Nougaro : Bozambo 

 

pdf Concours Colomiers 2007 1.10 Mb

 

Cantou

 

Bonjour Aurélien,


Je viens de recevoir les deux pages que tu as réalisées pour le concours de Colomiers. A l’évidence tu possèdes déjà beaucoup de techniques, un bon coup de crayon, et un réel talent pour raconter.
Le sujet proposé par le festival imposait une contrainte qui n’était pas évidente. Tu as su la gérer avec brio, et humour, c’est une grande qualité qui n’est pas donnée à tout le monde.
Mon analyse sur ton travail se répartira en quatre parties. La première concerne le dessin, la deuxième la mise en scène (cadrage), la troisième la narration, et pour finir ton histoire.



Commençons donc par le dessin.

Image
Aurelien CANTOU
Tu as un style déjà très personnel pour ton âge, tes systèmes de représentations, c’est-à-dire la manière dont tu représentes les choses (visages, expression, attitudes, etc.), sont pour la plupart déjà au point. Ton dessin, lorsque je l’ai vu pour la première fois, m’a fait penser tout de suite à ce qui ce fait dans ce qu’on appelle la « nouvelle bande dessinée », où l’on retrouve des gens comme Sfar, Blain, Duchazeau etc. que tu connais sûrement déjà. Ceci est dû en partie à la gestion de ton noir et blanc et au type de graphisme  que tu utilises, qui nous montre un dessin qui se veut spontané et qui joue avec les accidents. En somme, ton dessin a quelque chose de très vivant, d’expressionniste, c’est donc pour moi cette particularité, cette qualité qu’il te faudra faire évoluer, et qui te permettra sûrement un jour de devenir auteur de Bande dessinée.
D’un point de vue purement technique tu t’en sors bien : il n’y a pas dans ton dessin de défauts majeurs, même si on aurait aimé voir plus de décor. Ton personnage, monsieur Réflexion, est bien animé, et surtout très identifiable d’une case à l’autre. C’est une chose difficile à faire en Bande dessinée, beaucoup de dessinateurs en herbe ont du mal à représenter leur personnage dans des attitudes et positions différentes. Pour conclure cette première partie, je dirais que dans ton dessin tout est déjà en place, il faut maintenant que tu fasses des pages de Bande Dessinée le plus souvent possible pour faire évoluer ton trait, et tes systèmes de représentation. Fais également beaucoup de croquis d’après nature, de gens, de décors, d’objets, cela enrichira ton dessin, affinera encore ta technique, et élargira tes possibilités de représentation.

La mise en scène.

Image
Aurelien CANTOU
La mise en scène, c’est la manière dont on dispose  à la fois des personnages et du décor au service d’une idée, d’un propos. L’absence quasi de décor dans ton histoire, fait que tu centres ton récit sur les personnages qui le composent. Cette technique permet surtout de s’attacher plus rapidement aux personnages, et de les suivre dans leurs réflexions. Je trouve que l’originalité de ta mise en scène se situe là, car en plus ton personnage est en mouvement, il vole, il marche, tu joues avec un espace.

La narration.

Will Eisner, auteur de Bande dessinée Américain, définissait la Bande Dessinée comme un art séquentiel, l’art de l’ellipse. L’imaginaire du lecteur se situe entre deux cases, c’est lui qui fait le lien « temps » entre chaque case.  C’est de là que découle la qualité de lecture et chez toi, l’histoire se lit à peu près sans accroc. La plupart des moments que tu choisis de montrer pour raconter en image, sont les bons. Sur l’ensemble tes ellipses sont assez courtes, ce qui apporte du rythme à la lecture, mais aussi beaucoup de cases à dessiner. Pour moi tu t’en es vraiment bien sorti, car tu arrives sur seulement deux pages à raconter beaucoup de choses, qui plus est dans des endroits différents.

l’histoire.

Tu as opté pour un récit humoristique, et fantaisiste. Ton histoire répond bien à la contrainte du thème imposé. Tous les ingrédients de ton histoire permettent un récit à multiples rebondissements, où les dialogues apportent du crédit et de la vie à tes personnages. Tu as opté pour un système simple mais très efficace, puisque ton récit utilise un principe de quête, où ton personnage est à la recherche d’une idée. Le rapport entre le monde réel du dessinateurs, et le monde fantasmer de Mr Réflexion, se répondent bien et font que la chute de ton histoire fait mouche à la lecture.

Voilà, en te souhaitant pleins de bonnes choses pour la suite,

Laurent  SIEFER

 

Vuillier

 

 

Bonjour Clément,


Je ne sais pas quel est ton âge, ni ne connais ton parcours, mais il est certain que ces deux planches nous proposent déjà quelque chose d’assez solide pour (sans doute) quelqu’un d’assez jeune.
Tout d’abord, parlons un peu de l’aspect graphique général… Tu as choisi de travailler en noir et blanc, plus précisément au trait accompagné d’un système de hachures. S’il s’agit là d’une technique assez classique utilisée régulièrement en BD, elle n’en n’est pas moins une technique rigoureuse et qui demande une organisation assez carrée de la pensée et des choix que l’on va faire. Evidemment, dans ce cas là on ne possède pas la couleur pour mettre en valeur certaines choses de l’images, ou bien en atténuer d’autres dans le but de rendre les images plus lisibles, et l’on doit se débrouiller avec comme seules valeurs le blanc, le noir et les gris optiques créés par le système de hachures. Dans ton cas, on voit rapidement que tu t’en sors plutôt bien car tes planches et tes images sont toutes suffisamment lisibles pour qu’on lise ces deux pages sans jamais buter sur quoique ce soit. Rappelons juste à quel point ce qu’on appelle la « lisibilité d’une image », c’est-à-dire sa capacité à être déchiffrée, comprise par un lecteur, est importante. Elle est importante à double titre. D’une part, il faut qu’une image narrative, une image qui raconte, fasse son travail correctement :), et que même sortie de son contexte (une planche de BD), isolée des autres, elle soit comprise et bien interprétée par celui qui la regarde. D’autre part, la BD étant une suite d’images racontant une histoire et créant un rythme, il ne faut pas que ce rythme soit cassé par une image qu’un lecteur ne comprendrait pas et qui l’obligerait à s’arrêter un certain temps pour la déchiffrer. Bien sûr, en BD on peut techniquement le faire, contrairement au cinéma où l’on ne peut pas s’arrêter, mais ce n’est franchement pas souhaitable et il faut donc avoir en permanence ce souci de lisibilité en tête. Comme je le disais, rien de tout cela chez toi, les images sont lisibles dans tous les cas, suffisamment pour que la lecture de l’histoire se déroule sans encombre. Je dis « suffisamment » parce qu’évidemment, les choses sont toujours « améliorables ».

Image
Clement Vuillier
Par exemple, ta première image…
Comment pourrait-elle être améliorée ?
Cette vue en perspective pour commencer l’histoire est un très bon début. Non seulement chapeau pour réussir une perspective complexe qui donnerait du fil à retordre à pas mal de monde !, mais chapeau aussi pour ton choix de commencer par une grande image qui permet d’installer le lecteur dans ton histoire et qui situe le point de départ de manière efficace.
D’une manière générale, une grande image met plus de temps à être lue, elle représente en quelque sorte « plus de temps écoulé » qu’une image plus petite, et commencer par ça me semble toujours être une bonne solution, sauf évidemment si on choisi intentionnellement d’avoir un début d’histoire très rapide, Pour cette image, je conseillerais par exemple de mettre un peu plus en valeur ce qu’il y a à voir d’important, c’est-à-dire la table en bas de l’image, table autour de laquelle se déroule l’action qui va suivre. Pour mettre en valeur un élément, on peut utiliser plusieurs moyens, dont la composition de l’image et la lumière.
Par exemple, on pourrait imaginer que cette table se trouve au centre de l’image et que toutes les lignes fuyantes de la perspective partent de la table. De cette manière, toutes les lignes droites mènent l’œil vers la table et la met donc en valeur. Autre possibilité : utiliser les valeurs dont tu disposes. En décidant de choisir le blanc pour la table et pour la table uniquement, tu en fais l’élément le plus voyant de l’image. Ce qui veut dire qu’il ne faudrait pas qu’il y ait de blanc ailleurs, mais uniquement des gris et des noirs. On peut facilement imaginer que dans ton image, les hauts des murs soient plus sombres qu’ils ne le sont, facilitant ainsi le repérage de la table par l’œil du lecteur. Tu l’auras compris, de tels procédés permettent de faciliter la lecture en orientant le lecteur en quelque sorte.
Toujours au niveau du graphisme, on peu parler de tes personnages, ces fameux neurones qui parfois semblent nous avoir quittés.
Image
Clément Vuillier
 On peut remarquer que tu les traites différemment selon les images. Parfois tu utilises des hachures pour leur faire des ombres (images 2 et 3 de la page 1), parfois non (images 1 et 5 de la page 2). Comme dans les deux cas les personnages sont dans le même environnement, et qu’ils sont donc soumis à la même lumière, on peut en conclure que ces changements sont en fait des changements de graphisme, comme s’il y avait deux façon de représenter une même chose. Pour être plus clair, c’est comme si dans une BD en couleur, un même personnage était une fois mis en couleur en aplat (genre Astérix) et une fois en relief (genre Bilal). C’est ce qu’on appelle, de manière un peu barbare !, le SGDR (Système Graphique De Représentation). Et il vaut mieux que ce SGDR soit cohérent, c’est-à-dire que tous les éléments des images soient représentés de la même façon. Cela implique d’une part d’avoir conscience de son dessin, d’autre part de le conserver du début à la fin d’une histoire. Si on choisi un style réaliste, il faut que tout soit réaliste (personnages, décor), si on choisi un style caricatural, il faut que tout le soit. Dans ton cas, c’est un petit détail, mais il faudrait normalement que tu choisisses soit de faire des ombres aux personnages, soit de ne pas en faire.
En regardant tes images, le choix me parait assez évident puisque les images où il n’y a pas d’ombres sur les personnages me paraissent plus lisibles que les autres. Le personnage de l’image 1 de la page 2 par exemple est extrêmement lisible, d’autant plus qu’il est mis en valeur par le gris foncé derrière lui, et on se dit qu’il n’y a donc pas besoin d’ombres, et que ces ombres viendraient même compliquer la lecture qu’on fait de ce personnage. Si tu as utilisé des ombres par moment, je pense que c’est pour faire ressortir les personnages lorsqu’ils se trouvent sur un fond blanc, n’est-ce pas ?...Tu as dû te dire que des personnages blancs sur un fond blanc, on n’allait pas les voir, forcément ! Eh bien ce n’est pas sûr, parce que le trait de contour des personnages peut suffire pour qu’on les distingue. Mais si toutefois on veut vraiment les démarquer de ce fond blanc, eh bien rien n’empêche de faire ces personnages… noirs ! Eh oui, car dans ce cas, on n’interprètera pas ce noir comme un changement de couleur du personnage mais simplement comme une façon de le détacher du reste, justement. Tu peux d’ailleurs faire des essais sur une feuille de calque posée sur ton dessin original, noircir le personnage de la troisième image de la page 2 par exemple, et voir si le résultat est concluant ; normalement, il devrait l’être… Et d’ailleurs, tiens !, c’est quasiment ce que tu as fait dans la toute dernière image de ton histoire, et ça fonctionne très bien.
Enfin voilà, ce sont juste des petits conseils pour l’avenir et qui je l’espère te permettront d’explorer certaines pistes. Je trouve que ton dessin possède déjà une certaine élégance qui devrait s’affiner avec le temps, je suis assez curieux de voir ce que cela pourrait donner à long terme.
On sent également une certaine maîtrise de l’utilisation des plans et des cadrages (remember la première case !), ce n’est jamais figé comme on peut souvent le voir chez un jeune dessinateur mais tu utilises une palettes assez large de cadrages, ce qui donne du mouvement et de la vitalité à la narration.
Pour le découpage de ton histoire, là non plus il n’y a rien de problématique, on peut dire simplement que cette histoire est bien racontée, simplement et efficacement. Les images s’enchaînent très bien, les pages sont bien équilibrées, tout cela crée une narration fluide et juste. Je ne trouve même pas un petit défaut à relever, zut alors ! :) Non, vraiment c’est très très bien. L’histoire elle-même est plutôt réussie et drôle, cette réunion de neurones désespérément sans idées reflète bien ce qui peut se passer dans notre tête certains jours et la difficulté cruelle à trouver des idées neuves ! Mais… pourquoi ne fument-ils pas en plus de boire, nos p’tits neurones ?! Est-ce que le cerveau serait devenu lui aussi une zone non fumeur ?! Argh ! :)
Un dernier petit point de détail et qui concerne les bulles : au début, on a tendance à sous-estimer l’importance graphique des textes et des bulles en se disant que, bah, ce ne sont que des textes et pas du dessin ; Pourtant, les bulles sont un élément graphique de l’image au même titre que le reste, et il faut y faire attention car ils sont lus comme un élément de l’image, et il est donc important qu’ils soient bien lus pour ne pas ralentir la lecture, selon le principe dont je parlais avant. De plus, ces bulles peuvent raconter bien plus que ce qui y est écrit. Par exemple, un texte plus gros que les autres signifie en général que le personnage crie. A l’inverse, un texte plus petit que les autres peut signifier que le personnage chuchote ; et la forme même des bulles peut participer à la narration. Imaginons par exemple qu’un homme veuille déclarer son amour à une femme. Mais il est timide, il bredouille, la phrase « Je t’aime » n’arrive pas à sortir de sa bouche, il dit juste « Je… heu…Je… ». Alors pour faire comprendre au lecteur ce qu’il veut vraiment dire, il suffit de mettre ces quelques mots « Je…heu…Je… » dans une bulle en forme de cœur, et hop le tour est joué ! La femme dans l’histoire ne comprend pas ce que l’homme veut dire, mais grâce à la forme de la bulle, le lecteur, lui, comprends très bien. Bref, il faut soigner les bulles sur le plan technique : la typographie doit être régulière (ce qui n’est pas facile je te l’accorde), les interlignes doivent être réguliers, les textes ne doivent pas toucher les bords des bulles, il faudra que tu fasses attention à cela à l’avenir ; et en plus ce domaine peut devenir un champs de recherche ludique !

Tu le vois, la BD est un monde complexe et riche dans lequel il y a plein de choses à faire, et tu possèdes déjà pas mal d’outils pour t’y engouffrer et t’en donner à cœur joie ! On attend donc de te voir prochainement nous offrir d’autres choses de la même qualité, sincèrement.
Fred PONTAROLO.

Pujol

 

Bonjour Romain,


et félicitation pour ces deux planches étonnantes qui explorent avec humour les mystères de l’inspiration.

Il s’agissait de reconstituer de manière imaginaire les phénomènes psychiques qui suscitent la création… mettre en scène le travail intérieur qu’ils impliquent.
Tu fais preuve d’une bonne maîtrise de la narration malgré quelques légers problèmes de lisibilités tout à fait anecdotiques.
C’est limpide, le passage de cases en cases se fait sans difficulté, les cadrages sont tous appropriés et la mise en scène retranscrit efficacement les actions.
Bravo aussi pour le design de ton perso, simple et expressif.

Analysons ton travail de plus près.

 

Planche 1

Image
Romain Pujol
Le décor est sans ambiguïté, nous sommes toute suite dans le sujet. Une lampe de travail, un bureau et un fond évoquant la chambre de l’enfant.
Le fond, sans réelle importance narrative, pourrait être moins chargé, dans des couleurs plus monochromes afin de recentrer le regard sur le premier plan.
Le bras de l’enfant ( essentiel dans cette case) est difficile à comprendre spontanément. Eloigne le légèrement de son visage pour mieux le mettre en évidence.
Quant aux bulles, attention à ne pas trop les diluer dans le dessin ( l’ampoule doit être au centre d’une bulle plus large).

Les trois cases suivantes sont riches graphiquement, tout à fait saisissantes.
Le glissement du doute à la contrariété fonctionne bien  ( les yeux en c4 et c3 sont trop semblables).
Suite à l’accumulation des petites cases précédentes, la taille et l’énergie de la C5 accélèrent  parfaitement le rythme narratif.
( la bulle est trop isolée pour ce qu’elle exprime. Tu pourrais en ajouter une autre en bas à droite, symétrique à la première)
C6 La bulle est trop petite pour ce crâne (  teinte le légèrement pour lui donner plus de présence).

C7 Une grande case pour changer de décor, laisser le temps au lecteur de s’y habituer, et ralentir le rythme du premier strip.

les couleurs sont un peu trop brutes.
Collines et crayons du dernier plan , une fois éclaircis,  enrichiraient le décor d’une perspective atmosphérique.
La chute sous la c6 se lit bien. Et félicitation pour la répétition du crâne. Ce genre de clin d’œil plutôt gratuit qui ne disperse pas les informations essentielles, permet de lier plus facilement les scènes entre elles, et surtout stimule la lecture de l’image.

C8 bulle toujours trop mal gérée.

C9 idem …
Le cadrage fonctionne bien suite au grand plan précédent.

C10 C11 Les collines doivent se suivre sur les trois cases, pour éviter une cassure inutile avec la c9.
Les dalles ne pourraient elles pas suggérer les métiers de l’image ( gomme etc…) ?

C13 Le volume du socle serait mieux perçu en fonçant l’une de ses facette.
La main tapotant l’œuf doit être plus visible pour comprendre la scène.

C16 L’œil est parfait, mais la clef vraiment trop petite et trop proche de son visage. Essaye de mieux détacher les éléments pour plus de clarté.

 

Planche 2

Image
Romain Pujol
C17 Joli cadrage et les yeux du personnages sont ensorcelants.
La case est plus petite que les autres. C’est un choix intéressant, mais ton parti pris n’est pas assez affirmé : réduit la plus franchement.

C18 C19 C20 Pas de commentaire, le lecteur prend part à cette course effrénée.
La longueur de la C20 est trop aléatoire. Il faut essayer d’harmoniser tes planches : ici elle devrait prendre la dimension des deux cases cumulées du dessus.

C21 Décidément aucun problème quant aux attitudes et expressions de ton personnage. C’est un point fort.
Si tu décales ton héros, le crayon sera plus lisible, et donc le message plus facile à comprendre.

C22 Pas très clair…

C23 Je n’ai pas compris toute suite cette scène pour deux raisons essentielles :
Vue de dos, on ne le voit pas dessiner ( le crayon est masqué).
La pelle devrait restée couleur sable, voir sensiblement teintée.

C28 la lumière émergeant du coffre est un peu pâle pour imaginer le trésor qui l’attend.

C30 la main coupée dans la bulle est très maladroite. Pour contourner le problème du manque de place, tu pourrais éventuellement ajouter quelques petites bulles entre son visage et la case précédente, qui aurait du coup une double fonction narrative.
Enfin sa langue exprimant la joie, est assez difficile à percevoir.

En conclusion, c’est un travail très aboutit et efficace aussi bien sur le dessin que sur le découpage. Un grand bravo.
Tu fais preuve de bonnes capacités graphiques et narratives. 
Quelques petits détails auraient pu être améliorés, mais c’est souvent assez anecdotiques.
Je t’encourage à continuer dans ce sens pour faire partager ton plaisir évident à raconter tes propres histoires.
Merci pour ces deux planches.

Mikhael ALLOUCHE

Moreaux

 

Prochainement 

 

Langout

 

Prochainement


Roux

 

Prochainement

 

 

 

 
Expo Jeunes Talents Angoulême 2007
29-05-2007

Voici l'exposition des 20 auteurs nominés au concours Jeunes Talents du festival d'Angoulême 2007 Les trois lauréats sont : Kyung Eun Park - Grazia La Padula - Dominique Mermoux

 

 


Lire la suite...
 
BILAL 4/4
03-05-2007
Rencontre avec ENKI BILAL pour « QUATRE ?» aux éditions Casterman.


Le principe de l’entretien, reprenant le principe de Jenny : Enki BILAL réagit à trois images (photos, dessins) que j’ai choisies en rapport avec ma lecture.

Image Entretien réalisé à la Fnac de Strasbourg par Thierry Mary.

La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner
 

Lire la suite...
 
Loisel et Tripp
06-02-2007
Rencontre filmé avec Régis Loisel et  Jean-Louis Tripp à la Fnac de Strasbourg pour le second tome de Magasin Général

Magasin Général est une série étonnante,

Image
©Loisel -Tripp- ed Casterman
Magasin Général est une série étonnante,
Pour le lieu où se déroule l’action, pour les personnages, pour l’histoire en elle même et la manière dont ces albums sont réalisés. Chacun apportant ce qu’il sait faire de mieux, la mise en scène pour l’un, le découpage pour l ‘autre, la co-écriture pour le scénario et bien sûr le regard de l’un sur le travail de l’autre à largement contribué à encore augmenté la qualité de livre.

l’histoire se déroule au Canada, entre les deux guerres, mais pour une fois ce n’est pas une histoire de trappeur…
Relativement isolés, les habitants de ce village attachants ont leur vie rythmée par les saisons. L’un des lieu essentiel est le « Magasin Général »  on s’y retrouve, on discute, on rapporte les ragots, c’est aussi le seul endroit qui possède le téléphone. On y trouve aussi des grenouilles de bénitier, un nigaud, un curé plutôt ouvert qui s’entend assez bien avec l’anti-clérical du village. Forcément quant un étranger arrive dans le village, c’est l’événement

On ne manquera pas de signaler la qualité du travail réaliser par Jimmy Beaulieu pour l’adaptation des dialogues en québécois  ainsi que celui de Nicolas Lapierre sur la couleur.

Enfin on notera que chaque titre est accompagné d’un album « l’arrière-boutique » qui met en parallèle les planches de  Régis Loisel et celle de jean-Louis Tripp.

Magasin Général
De Régis Loisel et  Jean-Louis Tripp ed Casterman

Rencontre avec les auteurs.
Vidéo au format Quicktime


La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner

partie 1






partie 2




La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner


partie 3




La totalité de cette rencontre se trouve dans la partie réservée aux abonnés,
>> si vous êtes abonné,
>> Pour vous abonner



 
Nicolas BARA
28-11-2006
Rencontre avec Nicolas Bara à la Fnac de Strasbourg pour le chant des Malpas aux éditions Dargaud

Le chant des Malpas se déroule dans un lieu et à une époque indéfinie, on y trouve tous les ingrédients d’une aventure de cape et d'épée : mousquetaires à la fine lame, roi indigent mais omnipotent, traître, cardinal avide de pouvoir, fidèles serviteurs et belles en détresse, l’ensemble matinée d’un soupçon de fantastiques.

Image
©Bara-Boisserie ed Dargaud
C’ est le premier album de Nicolas Bara, et , il faut bien le dire, cet album est maîtrisé la narration est fluide, le rythme est bien géré, la mise en scène fonctionne bien, les personnages sont bien construits, Le scénario est un peu cousu de fil blanc, sans que cela n’est trop d’importance car on se laisse emporter dans cet univers aux personnages légèrement décalés et aux comportements excessifs.

En fait on pourrait presque reprocher à Nicolas Bara d’avoir trop bien travaillé ! Gageons que le prochain album lui permettra d’affirmer encore sa personnalité et son trait.

Le Chant des Malpas
Dessin de Nicolas Bara, scénario de Pierre Boisserie ed Dargaud, collection Long Courrier.

Rencontre avec l'auteur.
Vidéo au format Quicktime
{mos_silexvideo}bara{/mos_silexvideo}
 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 Suivante > Fin >>

Résultats 45 - 55 sur 56